Daniel Boisvert, Docteur en Chiropratique

Cervicalgie – Mal de cou

La cervicalgie : avez-vous déjà souffert de cette condition?

Afin de mieux comprendre cette condition, communément appelée le mal de cou, nous allons d’abord devoir repasser quelques notions d’anatomie.

Le cou, ou la région cervicale, est composé de 7 vertèbres. Toutes ces vertèbres sont séparées par un disque, sauf pour la première et la deuxième vertèbre. Cette différence amène ces dernières à avoir un nom distinct soit C1 (atlas) et C2 (axis). Le fait que l’atlas et l’axis n’ont pas de disque en font une unité vertébrale des plus mobiles et conséquemment plus vulnérable aux blessures.

Naturellement, il n’y a pas que les vertèbres dans le cou, il y a aussi les tissus qui font bouger celui-ci, soit les muscles et les tendons associés. En plus, il y aussi les tissus qui supportent et relient les vertèbres entre elles soit les capsules, ligaments et le fascia. Il ne faut pas oublier les disques et le cartilage qui font office de lien mobile entre les vertèbres et les surfaces osseuses des articulation appelées facettes.

Il y a aussi le système nerveux sous la forme de la moelle épinière qui est protégé par la colonne cervicale ainsi que toutes les racines nerveuses qui émergent entre les vertèbres et qui sont le lien entre le cerveau et les organes, muscles, vaisseaux sanguins du corps.

La région cervicale est une section de la colonne vertébrale qui est impliquée du lever le matin jusqu’au soir dans une foule de mouvements. Cela veut donc dire que des mouvements de tous les jours incluant les activités du travail, de déplacement, les activités sportives ainsi que les accidents (chutes en tous genres) peuvent occasionner des blessures.

Il y a deux niveaux de blessures plus communes, la première étant musculaire. Cette blessure peut survenir lors d’une activité physique hors du commun ou plus importante que d’habitude.

Les cervicalgies d’origine musculaire sont généralement de courte durée et souvent sans grande conséquence. De plus, la durée de l’inconfort ne dépasse pas plus de 3 jours.

La deuxième cause, la plus commune, implique les tissus de soutien, soit une blessure neuro-vertébrale ou neuro-musculo-squelettique incluant les capsules, ligaments, tendons et particulièrement les articulations facettaires.

Lorsque vous prenez une mauvaise position de travail ou de repos, ces tissus se retrouvent soumis à une tension anormale et vont réagir en produisant une légère inflammation. Un traumatisme plus important, lors de chute ou de mouvement soudain et forcé du cou, causera une réaction inflammatoire plus vive.

Si l’inflammation devient trop importante, elle va à son tour irriter les tissus nerveux. Si les tissus nerveux sont irrités, il en résultera douleur et spasme musculaire – ceux-ci sont directement associés aux réactions anormales des racines nerveuses ainsi que les mécanorécepteurs distribués uniformément le long de la colonne vertébrale.

La particularité de ce type de blessure est qu’elle dure souvent des jours et peut même se prolonger durant des semaines, voir des mois. Plus la blessure sera profonde plus les douleurs au cou persisteront longtemps.

Les accidents d’automobile, particulièrement lors de collision arrière, sont un exemple de blessure profonde. Ce type d’accident produit un mouvement accéléré anormal en flexion et extension, d’où le nom de coup de fouet ou coup de lapin. Bien entendu, les activités de sport de contact sont aussi d’importants générateurs de blessures majeures au cou. Il faut toujours penser initialement à appliquer des compresses  froides d’une durée de 5 à dix minutes et ce, deux à trois fois par jour.

Dès qu’une blessure de ce type survient, il faut consulter un professionnel de la santé qui fera un examen clinique incluant : les examens orthopédiques, neurologiques, la palpation statique et dynamique ainsi que l’utilisation de la radiographie de la région cervicale (cou). Ces examens sont de rigueur afin de bien comprendre quelles sont les vertèbres et tissus impliquées.

Si le diagnostic final indique qu’il y a blessure neuro-vertébrale, des soins de thérapie manuelle sous forme de manipulation ou ajustement vertébral permettront de rétablir les pertes d’intégrité du mouvement vertébral du cou.

La présence de ce type de blessure au cou peut amener des symptômes additionnels tels que des étourdissements, des maux de tête, des migraines de même que des douleurs aux épaules ou aux bras.

Il ne faut pas souffrir inutilement de cervicalgie lorsqu’il y a des soins appropriés qui peuvent nous guérir de cette condition et ainsi éviter des séquelles à moyen ou à long terme, tel que des pertes de posture et l’arthrose.

Il est bien évident qu’il y a d’autres causes plus rare produisant des douleurs au cou, tel que  la méningite, la fièvre, les intoxications alimentaires, et les sinusites. Dans tous ces cas, d’autres symptômes associés, incluant notamment la fièvre, sont présents et tout professionnel de la santé dûment formé sera les reconnaître.

En d’autres mots, il n’y a pas de substitut pour une formation reconnue et sécuritaire en santé.

Daniel Boisvert.
Docteur en Chiropratique

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