Daniel Boisvert, Docteur en Chiropratique

Complexe de la subluxation vertébrale (CSV)

Si vous lisez régulièrement mes articles,  vous aurez certainement remarqué que les termes subluxation et complexe de la subluxation vertébrale sont mentionnés couramment.

Pour comprendre cette entité pathologique, nous pouvons faire un un parallèle avec une autre spécialité de la santé ; la médecine dentaire est associée à la carie dentaire et aux maladies de la bouche, tandis que la chiropratique, quant à elle, est associée à la subluxation vertébrale et au complexe de la subluxation vertébrale.

Avant d’aller à l’explication de cette entité pathologique, il est important de situer son importance en regard de votre santé. Lorsque l’on parle de santé, les livres sur le sujet amènent l’information de base à l’effet que le cerveau contrôle et coordonne les activités des organes et systèmes du corps. Pour ce faire, celui-ci doit recevoir, à chaque instant, des informations de la part de ces systèmes .

Mais la colonne vertébrale abrite un lien de communication essentiel entre le cerveau et les organes et systèmes du corps, soit la moelle épinière. Associées à celle-ci, on retrouve les racines nerveuses et des capteurs de mouvements, soit les mécanorécepteurs.

La colonne vertébrale fait office de structure mobile de protection de la moelle épinière. Si les vertèbres et les articulations qui la composent sont traumatisées ou blessées, et ce même légèrement, celles-ci deviendront une source d’interférence à degré variable, en regard de la transmission de l’influx nerveux provenant du cerveau, ce qui en retour perturbera la physiologie du corps et entraînera des pertes de santé.

Les causes provoquant des changements de fonctionnement indésirables au niveau de la colonne vertébrale sont nombreuses. Celles-ci peuvent inclure des mauvaises habitudes de vie, des accidents, le stress. Le processus de la naissance est considérée comme la première cause de l’apparition de la subluxation vertébrale.

Même une fois la naissance passée, les mois ou années suivants, votre colonne sera soumise à des demandes biomécaniques qui peuvent désorganiser une unité vertébrale et amènera des déséquilibres des ligaments, tendons et provoquera des tensions musculaires asymétriques sur les articulations.

Par la suite, si elle n’est pas corrigée, cette subluxation va entraîner des changements variés au niveau des tissus adjacents, et devenir un complexe de changements anormaux, d’où le nom de complexe de la subluxation vertébrale.

Cette entité pathologique est bien réelle et soutenue par beaucoup de recherches dans le domaine des neuro-sciences. La raison qui motive sa détection et sa correction réside dans les conséquences néfastes de celle-ci sur la santé humaine.

Tous les effets ci-haut mentionnés sont regroupés en 5 catégories et leurs conséquences.

  • En premier lieu  la kinésiopathologie – le mouvement normal entre deux vertèbres est modifié en plus ou en moins par rapport au mouvement normal et équilibré.
  • Deuxièmement la neuropathologie – les tissus nerveux (les racines nerveuses, les capteurs de mouvement et la moelle épinière) perdent leur capacité de bien acheminer l’influx nerveux et ce, aux organes , muscles et vaisseaux sanguins et de plus faussent les informations de ceux-ci vers le cerveau.

Le cerveau étant moins bien informé par les différents capteurs du corps, ne commande pas aussi bien le corps de façon à le rendre adaptable en regard des demandes variées du monde extérieur.

Cette situation peut amener l’apparition de changements de comportement en plus de modifier le fonctionnement de base des organes et tissus du corps d’où l’apparition de perte de santé.

  • Troisièmement la myopathologie – les muscles associés à ces racines nerveuses déficientes amènent de légers spasmes persistants et occasionnellement dans certains cas, une réduction du tonus musculaire est observée. Cette situation va mener à l’apparition de la douleur, et à moyen terme, des pertes de position des vertèbres et à long terme des pertes de posture.
  • Quatrièmement l’histopathologie – la circulation sanguine est déséquilibrée, ce qui amènera l’apparition d’inflammation qui, en elle même, empêchera la guérison normale des tissus.
  • Cinquièmement les changements de détérioration et de remodelage des tissus vertébraux et articulaires – des réactions de dépôt de sel de calcium vont infiltrer les tissus malades, incluant les articulations, ce qui conduira à l’apparition de l’arthrose.

Cette dernière dimension du CSV peut facilement être appréciée par l’entremise des examens radiologiques. En effet la détérioration de la subluxation vertébrale se regroupe en quatre phases.

Dans la première phase, les vertèbres ne bougent pas de façon symétrique, on observe des pertes de posture des courbes cervicale, dorsale et lombaire. Par exemple, la courbe normale du cou devient plus droite jusqu’à se renverser.

La deuxième phase voit les pertes de mouvements vertébraux s’aggraver et l’on note un début d’affaissement des disques intervertébraux. Des dépôts calcaires apparaissent et des dommages sont souvent causés aux racines nerveuses.

La troisième phase marque le début de dommages permanents incluant une grande détérioration des disques, des muscles et des ligaments. Les dépôts calcaires sont tellement importants que la fusion vertébrale commence. Les nerfs et la moëlle épinière peuvent être sévèrement affectés.

La quatrième phase est caractérisée par une fusion complète des vertèbres atteintes et une condition de destruction des racines nerveuses irréversible amenant un changement anormal de fonctionnement des tissus et organes.

On peut prévenir les conséquences néfastes du CSV par la prévention ou la détection précoce. Le observations cliniques démontrent que le CSV peut évoluer sans qu’aucune douleur ne soit ressentie. Ce cas est particulièrement fréquent chez les enfants. Seul un examen clinique et radiologique chiropratique approfondi peut en révéler la présence. S’il y a des signes de dérangements de la neuro-biomécanique vertébrale, le chiropraticien diagnostiquera la présence du CSV en plus de quantifier son importance.

Daniel Boisvert,
Docteur en Chiropratique

Références:

  1. SYMPATHETIC SEGMENTAL DISTURBANCES-11, The Evidence of the Association, in Dissected Cadavers, of Visceral Disease with Vertebral Deformities of the Same Sympathetic Segments, Winsor, MD, The Medical Times, Novembre, 1921
  2. Latent Spinal Cord and Brain Stem Injury in Newborn Infants, Towbin Abraham, Develop, Med. Child Neuro. 1969, 11, 54-68
  3. Infantile Atlantooccipital Instability, Floyd H Gilles, MD, Am J Dis Chlid-Vol 133 Jan 1979
  4. The ‘‘ Vertebral Subluxation Complex ’’, Research Insights, Stiga John P, Renaissance International, S.A. 1982
  5. The Vertebral Subluxation Complex Part 1 An Interoduction to the Model and Kinrsiological Component, Lantz A Charles, Ph.D., D.C., Chiropractic Research Journal 1989; 1(3) : 23-36
  6. Textbook of Clinical Chiropractic, A SPECIFIC BIOMECHANICAL APPROCH, Plaugher Gregory, Williams & Wilkins, 1993
  7. UQTR, 7025 Doctorat en chiropratique, Université du Québec à Trois-rivières, 1993-1994
  8. Spinal Care and its Effects on human Physiology in Sickness and in Health, compiled by Dr Tedd Koren, D.C., 1999
  9. Somatovisceral Aspect of Chiropractic, an evidence-based approch, Charle S Mararsky, Marion Todres-Masarsky, Churchill Livinstone, 2001
  10. World Health Organisation guidelines on basic training and safety in chiropractic, WHO Library Catalguing-in-Publication Data, ISBN 92 4 159371 7, Geneva, 2005
  11. A review of the Evolution of Chiropractic Concepts of Subluxation, Painter M Frank, D.C., http://chiro.org/LINKS/FULL/A_Review_of_the_Evolution.shtml, 2006-12-09

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2011/07/09 Posted by | | Laisser un commentaire

Mission Santé : Perspective Chiropratique

Photo: arztsamui / freedigitalphotos.net *

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«Le système nerveux est essentiellement LE système de contrôle primordial,
le maître de votre corps et ce, d’entre tous les autres systèmes.»

«Toute perturbation du fonctionnement (neuro-biomécanique)
de votre colonne vertébrale est une entrave à degrés variables
à la libre expression de la santé

Maintenant, voici ce à quoi vous pouvez vous attendre lors de votre première consultation.

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2014/02/17 Posted by | Actualité | , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Coliques

Une étude sur les coliques infantiles qui a été conduite par l’équipe chiropratique danoise de  Nilson N. (1)  a révélé des résultats positifs dans le traitement de cette affection en utilisant des ajustements /manipulations vertébrales. Une seconde étude, menée par l’équipe Klougart (2), portant sur 316 enfants souffrant de ce problème, publiait des résultats positifs dans un pourcentage de 94% des cas. Les zones de fonctionnement anormal (CSV) vertébral identifiées chez l’ensemble de ces cas se situaient dans la région dorsale (D-4 à D-9) et au niveau des hautes vertèbres cervicales, au niveau C-1 et C-2.

Il faut se souvenir que la colonne du nouveau-né est soumise lors de la naissance à une demande biomécanique importante. Cet événement peut, à lui seul, créer dès ce moment des instabilités ou des micro-blessures au niveau vertébral et para-vertébral, ce qui pourrait réduire la qualité de l’expression du contrôle du système nerveux sur les différents tissus et organes.

Références:

– extrait du livre de Gregory Plaugher, Textbook of Clinical Chiropractic, page 419, 1993

(1); Nilsson N. Infantile colic and chiropractic. Euro J chiro 1985;33 :624-665

(2) Klougart N, Nilsson N, Jacobsen J. Infantile colic treated by chiropractors : a prospective study of 316 cases. J Manipulative Physiol Ther 1989;12 :281-288.

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2011/07/10 Posted by | | Laisser un commentaire

Constipation

Définir la constipation

Lorsque l’on regarde la population mondiale, on remarque des variations importantes de fréquences et de volume d’évacuation des selles.

En effet, dans les pays industrialisés où leurs habitants consomment souvent des aliments raffinés et dépourvus de fibres alimentaires, on retrouve des fréquences d’une évacuation par jour ou par deux jours, la consistance de ces selles étant de ferme à très dure.

Dans une situation inverse, les habitants de pays ou de régions du monde moins industrialisés et qui consomment des aliments non raffinés, contenant une grade quantité de résidu de fibres alimentaires souvent présentes dans les recettes régionales, ne souffrent généralement pas de constipation. Dans leur cas, il y a quasi absence de ce problème mais aussi, ceux-ci ne connaissent à peu près pas les autres problèmes associés à un intestin paresseux soit : le syndrome du colon irritable, la colite, la colite ulcéreuse (maladie de Crohn) ainsi qu’un faible taux de cancer du colon.

Ce groupe constitue  un modèle en soi. La qualité de fonctionnement de leur intestin est caractérisée par des mouvements d’évacuation des selles à une fréquence de 2 à 3 fois par jour, un volume de selles important à chaque fois ainsi qu’une consistance de selles molles qui n’implique pas de forcer pour l’évacuation.

  • Les autres facteurs associés à ce groupe sont  ils sont actifs physiquement donc ils ne sont pas sédentaires, comme la population des villes dites modernes.
  • Ils n’ont pas le luxe de se transporter en automobile, ils marchent beaucoup.
  • Ils habitent dans des zones qui sont souvent accidentées. La marche dans des côtes amène les muscles abdominaux à se contracter et de ce fait, à une action positive sur le fonctionnement de l’intestin.

La filière alimentaire

Il n’est pas rare d’entendre des patients qui disent bien s’alimenter et que leur alimentation contient suffisamment de fibres. Pour appuyer leurs dires, ils mentionnent qu’ils consomment beaucoup de légumes et de salade. Malheureusement, les fibres en provenance des légumes ne sont pas très efficaces pour aider l’intestin au delà de permettre aux bactéries de l’intestin de les digérer partiellement et ainsi de produire la vitamine K, utile pour le facteur de coagulation, soit la production de plaquettes sanguines. Malheureusement, ces fibres ne se gorgent pas d’eau et contribuent  à la dureté des selles. L’intention est louable mais peu efficace.

Les fruits, quant à eux, nous donnent, lors de leur consommation, un apport en pectine. Cette fibre possède une capacité moyenne pour se gorger d’eau au niveau des selles. Les pruneaux sont les plus connus et utilisés pour contrer la constipation. Leur consommation peut contribuer à aider à réduire la constipation mais en soi, ne règle pas le problème de fond de cette condition.

Les grains entiers et particulièrement la partie fibreuse, soit le son, permettent une meilleure absorption d’eau. En soi, le son de grains entiers constitue la meilleure catégorie de fibres. Tout le monde connaît la fibre de son de blé. On en fait des muffins. Il y a aussi le son d’avoine que l’on consomme dans le gruau. La fibre la plus efficace se retrouve dans le cas du son de seigle. En effet, cette fibre possède une capacité près de 4 fois supérieure à se gorger d’eau par rapport au son de blé.

Le son de seigle ou la consommation de pain ou de farine de seigle entière permet d’avoir une ration de fibres à chaque repas et ce, en ne consommant que des petites quantités de ce produit. La consommation de pain de seigle, même en bonnes quantités, ne sera pas un facteur amenant la prise de poids. Au contraire, son utilisation contribuera à maintenir votre poids ou même à en perdre, principalement dû à son classement dans l’index glycémique.

Si votre consommation de bonnes fibres pour l’intestin est adéquate, il faut y ajouter de l’eau. Donc, la consommation d’eau périodique dans la journée est essentielle, afin de permettre aux fibres d’entrer en action et de faciliter la production de selles plus molles.

Les légumineuses, lorsqu’elles sont consommées, apportent aussi un apport de fibres mais elles ont l’inconvénient de produire des gaz intestinaux désagréables. On retrouve dans cette catégorie les pois chiches, les lentilles, les fèves et les arachides. Les arachides ne sont pas des noix mais bien des légumineuses.

La consommation régulière de vitamine C contribue aussi à contrer la constipation en plus de neutraliser les toxines produites par un séjour prolongé des selles dans l’intestin. Pour être efficace, la vitamine C doit être prise en doses séparées durant la journée de trois à quatre capsules de 500 mg. Pour éviter l’irritation de l’estomac et de l’intestin, la forme la plus utile de vitamine C se retrouve dans le produit appelé Ester-C. En effet, cette forme de vitamine C est légèrement alcaline (l’inverse d’acide) et en plus, elle sature le sang plus longtemps que les autres formes de cette vitamine.

Les huiles, quant à elles, n’apportent aucun changement significatif pour une consistance adéquate en eau des selles. Celles-ci sont souvent utilisées pour adoucir les selles ou lubrifier les parois de l’intestin lorsque les selles sont très dures. En soi, leur utilisation pour contrer la constipation ne constitue qu’une béquille. L’huile minérale, quant à elle, comporte le danger d’empêcher l’absorption de vitamines solubles dans l’huile comme les vitamines A et E et ainsi créer des carences, malgré l’apport normal dans l’alimentation ou en supplément.

La filière de l’activité physique

Tout le monde connaît les déboires intestinaux des malades alités. En effet, moins on bouge, moins l’activité des muscles abdominaux est importante et moins l’intestin est actif, d’où l’apparition de la constipation.

Les activités physiques en position debout comme la marche, le jogging, la marche en montagne, le ski alpin, le ski de fond, ect…, permettent à la gravité terrestre d’appuyer l’activité intestinale de manière positive.

À l’inverse, le travail en position assise prolongée, soit au bureau ou en automobile a un effet de contrarier le fonctionnement normal de l’intestin.

En fait, l’activité physique régulière et le travail non sédentaire contribuent à aider l’intestin à bien fonctionner.

La filière des habitudes de vie

Ce qui est particulier en ce qui concerne l’intestin réside dans le fait que cette partie du corps peut apprendre à être régulière dans ses évacuations des selles mais peut tout aussi bien désapprendre.

Il y a une règle très importante à suivre avec l’intestin, soit celle de respecter les signaux de l’imminence d’une évacuation. Lorsque ces signaux arrivent, il faut procéder à se rendre disponible pour aller à la salle de bain.

Les contraintes de l’école, du travail ou d’un déplacement en véhicule peuvent vous empêcher d’accommoder le mouvement intestinal d’évacuation des selles. Lorsque l’on se retient, cette façon de faire peut amener l’intestin à perdre sa régularité. C’est  à éviter le plus possible.

C’est une chose de se retenir occasionnellement, c’en est une autre que cette situation devienne la norme. Au mieux, réservez-vous du temps périodiquement dans la journée pour permettre à l’intestin de faire ce qu’il a à faire.

Alors, quelle option nous reste-t-il lorsque tout a été fait pour éviter la constipation et que, malgré une bonne conduite alimentaire et physique incluant de saines habitudes, la constipation persiste?

La filière neuro-musculo-squelettique

La recherche en neuro-science depuis un demi-siècle a mené des chercheurs comme Ervin Korr à hypothétiser, dans les années 1960, le lien entre le mauvais fonctionnement de la colonne vertébrale et de ses composantes et la désorganisation des messages de contrôle en provenance du cerveau vers les organes abdominaux, l’intestin étant inclus dans cette cavité.

Korr parle des hyperactivités anormales des mécanorécepteurs (partie du système nerveux) associées au fonctionnement aberrant de la biomécanique vertébrale et des articulations des côtes qui brouille le contrôle sur le système nerveux incluant la moelle épinière et de la proprioception sur par exemple : l’intestin.

Les recherches récentes en neuro-science ont permis de mieux comprendre ce concept de neuro-physiologie. En effet, les travaux de Sato au Japon et de Budgell ont mis en évidence les connections des racines nerveuses de la région dorso-lombaire (milieu et bas du dos) et le lien du contrôle entre le cerveau , la moelle épinière et les organes du corps.

Donc, si en dépit d’une bonne alimentation, d’une activité physique adéquate, et de saines habitudes, il y encore présence de constipation , il se peut que le contrôle interne du système nerveux sur l’intestin soit déficient et soit relié à un mauvais fonctionnement de la colonne vertébrale.

La recherche clinique scientifique en thérapie manuelle a démontré que la manipulation ou l’ajustement chiropratique (HVLAT) possédait les qualités requises pour nomaliser les réflexes nerveux anormaux entre le système nerveux et les organes.

Une étude scientifique clinique par Jorgensen et Fossgreen sur un groupe de patients souffrant de douleurs abdominales et n’ayant pas  de maladies organiques associées a révélé que dans 75% des patients souffrant de lombalgie, ces patient souffraient aussi de constipation. Ces chercheurs associaient ce lien entre ces deux conditions de réflexe viscero-somatique ou somato-viscéral.

Les recherches chiropratiques démontrent l’intérêt pour le chiropraticien de la région sacro-iliaque – articulation impliquée dans le contrôle parasympathique, pour  la région dorso-lombaire et occasionnellement aussi pour les hautes vertèbres cervicales – pour le contrôle sympathique du tube digestif et en particulier de l’intestin.

Comment votre chiropraticien peut vous aider

Le chiropraticien, suite à des examens cliniques incluant un questionnaire sur vos habitudes de vie et votre alimentation, ainsi qu’un examen radiologique de votre colonne vertébrale, pourra encadrer votre problème de santé à l’aide de soins chiropratiques.

Les soins chiropratiques incluront des ajustements/manipulations de vos CSV ainsi que l’utilisation de points de pression ischémique sur l’intestin, en plus de vous conseiller sur des modifications alimentaires incluant une supplémentation spécifique à votre cas.

Daniel Boisvert,
Docteur en Chiropratique

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Daniel Boisvert,  Docteur en Chiropratique
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2011/07/10 Posted by | | Laisser un commentaire

Étourdissements, vertiges

Il arrive au moins une fois dans la durée d’une vie que nous ayons nous-mêmes, des membres de notre famille, amis ou collègues, à souffrir d’un épisode de vertiges ou d’étourdissements.

Il y a beaucoup de causes à ce problème.

Les moins communes sont associées aux infections de l’oreille interne, à des réactions à certains médicaments, à des tumeurs, des intoxications alimentaires, ou à une chute de la pression  artérielle épisodique suite à un état de choc ou dans le  cas d’hypotension orthostatique.

Les causes les plus fréquemment rencontrées en situation de clinique chiropratique sont associées à des dysfonctions neuro-musculo-squelettiques. De façon générale, il faut savoir que l’équilibre est contrôlé par le cervelet. Celui-ci doit recevoir, à la milli-seconde près, des informations constantes en provenance des récepteurs de mouvement (mécanorécepteurs) des tissus de la colonne vertébrale.

Le cervelet est littéralement dépendant de ces informations afin de bien réagir et de pouvoir ainsi contrôler l’ensemble du corps afin de le  maintenir en équilibre (homéostasie) et ce, en regard des demandes variées internes et externes du corps humain.  En fait, celui-ci reçoit 40 fois plus d’informations en provenance de la colonne vertébrale qu’il n’en retourne à celle-ci. (1, 2, 3, 4, 5,6)

Le recherche en neuro-science démontre que lorsque votre colonne vertébrale subit différents impacts (légers ou importants), ceux-ci produisent des pertes de mobilité variables au niveau de certaines vertèbres.

La perte de mouvement de ces vertèbre a comme impact direct de réduire l’activité des mécanorécepteurs et en retour, le cervelet est (stimulé / informé) de façon incomplète.

Cette situation peut amener le cervelet à mal percevoir vos besoins physiologiques et par conséquent, peut entraîner des commandes vers le corps qui sont disproportionnées en regard de vos besoins.

Cette stimulation déséquilibrée de votre cervelet peut amener des symptômes de perte d’homéostasie tels que les vertiges ou les étourdissements.

Pour appuyer cette explication, une recherche clinique expérimentale médicale a utilisé de la lidocaine en injection d’un seul côté de la colonne vertébrale au niveau des vertèbres cervicales C-2 et C3. L’objectif était de voir si cette substance, qui bloque les informations en provenance des mécanorécepteurs, pouvait créer un problème quelconque.

Dans les faits, immédiatement après l’injection, des symptômes d’étourdissement ont commencé à apparaître et d’autres tels que : l’ataxie, hypotonie du bras et de la jambe ipsilatérale par rapport au site des injections en plus de l’apparition de sensation forte de perte d’équilibre et de sensation de tomber, toujours du côté ipsilatéral. (7)

Les traitements usuels sont associés à la prise de médicaments et l’utilisation d’exercices de flexion et d’extension, soit en position assise ou couchée. Dans les faits, l’expérience clinique chiropratique indique que ces approches sont peu fiables pour ramener rapidement la situation sous contrôle.

Par compte, l’approche de correction et de normalisation des dysfonctionnements de la neuro- bio- mécanique vertébrale (ajustement, manipulation vertébrale) , devrait plutôt être retenue.

Cette approche augmentera les chances de rétablir les interconnections neurales entre les mécanorécepteurs de la colonne vertébrale et le cervelet, de façon à permettre de regagner un équilibre normal le plus rapidement possible (homéostasie).

Daniel Boisvert.
Docteur en Chiropratique

Références :

  1. Guyton, livre de physiologie humaine,

  2. Janse, Joseph, The integrative purpose and function of the nervous system : A review of classical literature. JMPT 1978; 1 (3),

  3. Kandell, Schartz, and Jessell. Principles of Neural Science. 1991,

  4. Kent, Christopher, Models of vertebral subluxation : A review. JVSR 1996; 1 (1),

  5. Carpenter, ….Livre de Chestnut p71

  6. Yates et al. Descending pathways necessary for vestibular influences on sympathetic and inspiratory flow. Brain Research April 1995

  7. Jong et al ……livre de chestnut p70

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2011/07/10 Posted by | | Laisser un commentaire

Douleur à l’épaule

Les problèmes d’épaules sont courants dans notre société. Ceux-ci affectent toutes les couches de la société, de la personne au foyer en passant par les travailleurs et les sportifs.

Des causes multiples peuvent provoquer des problèmes d’épaule :

  1. Une chute directement sur celle-ci peut, à court terme, amener des limitations de mouvements et des blessures des tissus de soutien allant jusqu’à la déchirure.

  2. Une utilisation répétitive, intensive ou inappropriée, peut aussi amener une fatigue tissulaire qui va outrepasser les mécanisme d’adaptation (homéostasie).

  3. Le complexe de la subluxation vertébrale (CSV), un déséquilibre de la neuro-biomécanique vertébrale, peut amener un contrôle déficient de la musculature de l’épaule. Cette perte de contrôle du système nerveux peut aussi entrainer  un appauvrissement au niveau de la circulation sanguine locale, ce qui peu en retour résulter en un affaiblissement fonctionnel de l’ensemble des tissus composant l’épaule et de ce fait rendre vulnérable ceux-ci à des blessures.

  4. Il y a aussi les douleurs névralgiques à distance de la colonne vertébrale (CSV associé à des névralgies en provenance d’irritation des facettes articulaires des dernières vertèbres cervicales), ce qui simulera un problème ligamentaire ou musculaire via les dermatomes (section superficielle du corps associée au différentes racines nerveuses émergent de la colonne vertébrale.

  5. Des problèmes organiques peuvent projeter des douleur référées, loin du site primaire, comme par exemple : des douleur dans la région du dessus de l’épaule peuvent être une expression de malaise du diaphragme.

La biomécanique de l’épaule se distingue des autres articulations du corps. En effet l’épaule n’est pas une articulation charnière comme le genou, le poignet ou le coude. L’épaule fait partie des articulations  suspendues par des ligaments et des capsules. Cette particularité lui donne une grande mobilité, mais en contrepartie, cela ouvre la porte à des blessures et ce même à la suite d’activités physiques peu exigeantes.

Les tissus de support et de fonction de l’épaule les plus communément blessés sont : le ligament du biceps, la bure, la capsule. Il est bien évident que lorsque l’inflammation est présente dans ces tissus, on ajoute aux mots le suffixe ite, et on obtient les conditions suivantes : tendinite, bursite, capsulite.

Les examens cliniques chiropratiques sont généralement le moyen d’investigation de première ligne, dans le cas ou l’on suspecte la présence de calcification ou d’arthrose, la radiographie simple permettra de diagnostiquer sa présence. Dans des cas plus rares, la résonance magnétique pourra démontrer la présence de déchirure tissulaire et ce avec précision.

Les traitements chiropratiques de ces différents types de problèmes d’épaule sont variés et adaptés à chacunes des causes spécifiques.

Daniel Boisvert,
Docteur en Chiropratique

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2011/07/09 Posted by | | Laisser un commentaire

Sciatalgie

Il est étonnant de constater que la population en général associe automatiquement une douleur à la jambe au nerf sciatique (cinquième vertèbre lombaire). Dans les faits, si votre douleur n’est pas ressentie au centre de la fesse et de la jambe, un autre nerf est certainement impliqué. Par exemple, une douleur du bas de dos allant sur le côté extérieur de la jambe est souvent associée au nerf fémoral (quatrième vertèbre lombaire). Plus d’une structure neuro-vertébrale peut être à l’origine de malaises dans la zone centrale de la fesse et de la jambe. En effet, un mauvais fonctionnement de l’articulation sacro-iliaque, une irritation facetttaire lombaire, une hernie discale, un mauvais fonctionnement des premières lombaires (névralgie dermatomale) peuvent être associés au même genre de malaise.

Pour se retrouver avec une sciatalgie, il faut avoir fait une manœuvre de flexion et de torsion avec un poids à bout de bras et/ou excédé l’adaptation bio-mécanique de la  colonne  vertébrale au niveau de la région lombaire-bassin. Les travailleurs manuels (infirmières, ouvriers de la construction, les vacanciers qui transportent un canot ou attachent leur remorque) sont plus à risque de se blesser.

Même si votre musculature est en excellent état, si votre fonctionnement bio-mécanique n’est pas à son meilleur, vous pouvez, lors de mauvaises manœuvres, vous blesser quand même. En effet, les muscles vous protègent initialement, mais à mesure que la journée avance et qu’ils se fatiguent, il sont moins protecteurs. À ce moment, il ne vous reste que la structure d’attachement (ligamentaire, capsulaire) comme protection.

Lorsque votre colonne vertébrale ne fonctionne pas de façon optimale, il en résulte une inégalité de support ligamentaire. Si une manœuvre inappropriée sollicite la zone de compensation, il en résultera une blessure ligamentaire et souvent capsulaire.

Une blessure capsulaire (très commune) , va amener le système nerveux et ses capteurs (mécanorécepteurs) à être en activité amplifiée (facilitation), en quelques minutes. L’activité nerveuse exagérée va créer un spasme, modifier négativement la circulation sanguine et amener l’inflammation dans la zone blessée.

À ce stade, il faut freiner la progression d’inflammation et ce, par l’application de glace. La façon de bien appliquer la glace, est de se placer à plat ventre ou sur le côté, d’appliquer l’épaisseur d’un papier essuie-tout entre le sac de glace et le bas de dos et de le placer légèrement du côté de la douleur. Le temps requis varie entre 20 et 30 minutes selon l’épaisseur des tissus du bas de dos. On peut utiliser des compresses de gelée réutilisables gardées préalablement au congélateur.

L’examen clinique du chiropraticien (orthopédique, neurologique, palpation statique et dynamique) permettra de cibler les tissus affectés par l’inflammation. L’examen par cliché radiologique permettra d’apprécier l’état de votre colonne (malformation, arthrose, affaissement discal. vertèbres décentrées, blessures antérieures) et une analyse bio-mécanique de celle-ci (votre colonne vertébrale) permettra de guider les soins thérapeutiques, afin de corriger efficacement les désordres neuro-biomécaniques (CSV – complexe de la subluxation vertébrale). Ces informations sont essentielles afin de bien comprendre ce qui contitue la cause de la sciatalgie.

Daniel Boisvert,
Docteur en Chiropratique

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2011/07/09 Posted by | | Laisser un commentaire

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2011/07/08 Posted by | | Laisser un commentaire